Adopter une alimentation anti inflammatoire, c’est avant toute chose adopter une alimentation équilibrée, variée, saine, et colorée, des repas pris dans le calme en pleine conscience.

Elle se repose sur le « régime Crétois » et le « Régime Okinawa ». Personnellement je n’aime pas du tout ce terme de régime et je ne l’emploie pas. Pour moi c’est une façon de se nourrir. La notion de régime signifie restriction, manque et dans une alimentation anti inflammatoire, il n’y a pas d’interdit à condition bien entendu de ne pas faire d’excès.

Ces recommandations sont valables pour des personnes sans pathologie particulière, en bonne santé et ne peuvent en aucun cas se souscrire au diagnostic de votre médecin.

Une alimentation anti inflammatoire se caractérise par des aliments bruts

Une consommation importante et à chaque repas de végétaux crus et cuits est préconisée. Ces végétaux apportent des vitamines et oligo-éléments, des anti-oxydants pour lutter contre les inflammations et des fibres dont l’organisme a besoin.

On peut consommer des céréales complètes tous les jours. Elles apportent des protéines, des fibres, des glucides lents pour avoir de l’énergie toute la journée. Si vous avez un régime essentiellement végétarien, pensez à associer les légumineuses aux céréales complètes pour optimiser vos apports en acides aminés.

Les graisses sont cruciales pour le bon fonctionnement de notre organisme, à condition de bien les choisir. Il faut préférer les huiles végétales de première pression à froid : colza, olive, lin, cameline pour leurs apport en oméga 3 et oméga 9 pour l’olive. Limiter les huiles riches en oméga 6 comme l’huile de tournesol car notre alimentation actuelle est trop riche en oméga 6.

On complètera cette apport en oméga 3 par des sardines, harengs, maquereaux et oléagineux.

Une autre astuce nutritionnelle consiste à consommer des graines germées qui sont nutritives et satiétogènes.

Il vaut mieux éviter les produits transformés

Les apports en viande et charcuterie sont restreints car une surconsommation de protéines animales entraîne une acidification de l’organisme et altère les fonctions hépatiques et rénales.

De même, les produits laitiers sont réduits (surtout ceux à base de lait de vache) car le lactose est acidifiant.

On limitera aussi les aliments contenant du gluten qui, consommés en excès, conduisent à des inflammations.

Réduire sa consommation de sucre raffiné, privilégier les fruits pour sucrer naturellement les préparations.

Préparez des plats gourmands qui ravissent vos yeux et vos papilles

La cuisine anti-inflammatoire fait la part belle aux herbes aromatiques et épices (curcuma, gingembre, cannelle, thym, laurier, cumin…) qui permettent de diminuer la quantité de sel utilisé. Ces produits sont alcalinisants et contiennent de nombreux anti-oxydants.

Préférer les cuissons douces comme la vapeur. En effet, trop cuire un aliment diminue sa quantité de vitamines et de minéraux. Les cuissons fortes et les barbecues entraînent des réactions chimiques appelées réactions de Maillard qui provoquent des toxicités, il est donc conseillé de limiter les barbecues à 2 par an.

Cuisiner des produits locaux, de saison et si possible d’origine biologique pour réduire notre exposition aux pesticides.

Il est essentiel de prendre ses repas dans le calme en étant détendu. Le stress acidifie l’organisme et donc le déminéralise, ce qui met à mal le système immunitaire.

Consacrer un temps raisonnable aux repas permet aussi de bien mastique. Or, la mastication favorise la digestion des glucides, diminue le travail stomacal et permet de manger moins.

En effet, suivant les principes du « régime Okinawa », il est conseillé d’adopter une alimentation frugale. Diminuer notre apport calorique de 17% permet de gagner 2 à 3 ans d’espérance de vie.

S’hydrater, mais pas n’importe comment

Boire de l’eau en quantité suffisante est essentiel, de préférence en dehors des repas.

On peut également consommer du thé (vert de préférence) et des infusions tout au long de la journée. Le thé contient des tanins qui sont anti-oxydants.

Cependant, limiter la consommation de café à 1 à 2 tasses par jour et préférer des succédanés type chicorée, Caro, Bambou. Le café augmente le stress et l’anxiété qui sont consommateurs de radicaux libres. Le café diminue également l’absorption du magnésium et de la vitamine B.

Limiter aussi la consommation d’alcool à 1 verre de vin rouge par jour. On préfère le vin rouge car il contient des tanins qui sont anti-oxydants

En parallèle de cette alimentation anti-inflammatoire, il est conseillé :

  • pratiquer des détox et des mono diètes aux changements de saison
  • de penser à respirer, la respiration oxygène notre corps, notre cerveau et est source de détente
  • de dormir suffisamment et bien
  • d’avoir une vie sociale épanouie
  • pratiquer les hammams et des saunas régulièrement pour la détente et la détox
  • de pratiquer de l’exercice physique 2 à 6 fois par semaine, adapté à son âge et à ses capacités.

Selon vos habitudes actuelles, ces recommandations vous paraissent peut-être inaccessibles, fades et pleines de contraintes. Cependant, ce ne sont pas des règles absolues pour être en bonne santé, notre organisme est bien plus complexe. Alors suivons seulement les principes qui font sens en nous, apprenons à écouter notre corps pour s’y sentir bien.

Vous avez envie de mettre en place quelques changements dans votre alimentation mais vous ne savez pas par où commencer ? Notre page Programmes est un bon point de départ pour découvrir des menus suivant les principes de l’alimentation anti-inflammatoire sans oublier le plaisir au quotidien et une organisation facilitée.