Du chasseur-cueilleur …

Il y a 2 à 3 millions d’années, l’homo sapiens se nourrissait essentiellement de cueillette et de chasse. L’aptitude des premiers hommes à compléter leur régime alimentaire essentiellement frugivore par des protéines animales les a dotés d’un avantage par rapport aux autres hominidés et singes herbivores. Ils n’avaient pas besoin de conseils d’une nutritionniste!!

En effet la viande constitue une source majeure de protéines et de vitamines et de sels minéraux essentiels. Sa consommation coïncide avec l’augmentation de la taille du cerveau et a permis de compenser le cout énergétique de la chasse.

Le régime alimentaire des premiers hommes apparus il y a environ 200 000 ans a sans doute été le plus riche et le plus dense en micronutriments de toute l’histoire de l’humanité.

Les découvertes archéologiques ont permis de reconstituer le menu de nos ancêtres : fruits, racines, noix, poisson et viande rouge sauvages. Les apports en protéines, micronutriments (vitamines et anti oxydants) et acides gras polyinsaturés oméga3 étaient supérieurs à ceux d’aujourd’hui alors que les glucides et acides gras saturés et polyinsaturés oméga6 étaient ingérés en plus faible quantité. Une nutritionniste n’aurait pas dit mieux!

Paroles d’une nutritionniste : Les premiers hommes avaient déjà adopté sans le savoir une alimentation anti inflammatoire.

velouté recommandé par une nutritionniste

Alcool, sucre et sels raffinés étaient inconnus. Il est difficile de prospecter sur l’état de santé de nos ancêtres car peu d’entre eux parvenaient à un âge avancé. Cependant, les analyses opérées sur les ossements et squelettes ont permis de démontrer l’absence de caries, d’ostéoporose, de traces de tuberculose, de rachitisme, de tumeur maligne.

… à la sédentarisation

L’ère qui suivit le néolithique est caractérisée par la sédentarisation des peuples. L’élevage et l’agriculture supplantent peu à peu la chasse, la cueillette et la pêche, entraînant ainsi une modification importante du régime alimentaire. La viande d’élevage plus grasse remplace la viande sauvage. C’est certainement à ce moment-là que la consommation de produits laitiers commence.

Des 200 000 espèces de plantes connues sur la planète, 3000 étaient probablement consommées par les chasseurs cueilleurs du paléolithique, 200 ont été domestiquées par l’agriculture et 4 seulement dominent l’agriculture moderne : le blé, le maïs, l’orge et le riz.

L’examen osseux des éleveurs/cultivateurs montre un raccourcissement de la durée de vie, une augmentation des anémies, des déficiences en fer.

L’ère moderne

A partir du 19ème siècle, la sélection des vaches laitières devient importante.  Ce n’est qu’après la 2ème guerre mondiale que le lait de vache a pris une place prépondérante dans l’alimentation, en premier lieu chez les enfants, puis chez les adultes. A l’époque, le lait de vache représentait la source de protéines la plus facile à distribuer.

Environ 24 milliards de litres de lait sont produits en France par an, ce qui représente un marché économique incontournable, relayé par de nombreux slogans publicitaires.

Envie d’en savoir plus?

Alors, s’expose-t-on à une carence en calcium et à des problèmes d’ostéoporose ?

Sources :

http://www.filiere-laitiere.fr/fr/chiffres-cles

-Dr Olivier STEIN 2013

-Le grand livre de l’équilibre acido-basique A. Dufour C. Dupin