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Comment la naturopathie permet un bon équilibre acido-basique

On entend de plus en plus parler d’anti-oxydants, d’aliments alcalinisants, d’équilibre acido-basique… Mais que veulent dire tous ces termes ? Pour faire simple, l’équilibre acido-basique en naturopathie désigne la balance que notre corps cherche à maintenir entre les acides (les oydants en chimie) produits naturellement par le fonctionnement de l’organisme et les bases (alcalinisants) apportées notamment par l’alimentation.

Même si cet équilibre est bien rôdé, il est mis à mal par nos modes de vie actuels qui augmentent la production d’acides : stress, pollution, sport intensif, alimentation industrielle… Dans cet article, je vous explique concrètement comment la naturopathie garantit un bon équilibre acido-basique et vous donne les clés pour le maintenir au quotidien.

L’équilibre acido-basique entre naturopathie et chimie

Notre organisme doit remplir chaque jour de nombreuses fonctions faisant intervenir des réactions chimiques. Il doit nous assurer un sommeil réparateur, garantir l’assimilation des nutriments à partir des aliments que nous mangeons, maintenir un microbiote intestinal riche et diversifié, lutter contre les agressions extérieures… Toutes ces fonctions reposent sur des échanges d’électrons entre molécules de notre corps, c’est ce qu’on appelle le métabolisme.

Ce métabolisme est constitué de deux phases. Tout d’abord, on désigne par anabolisme les mécanismes qui participent à la construction du corps. Ce peut être la création de nouvelles cellules, la digestion… Cette fonction est alcalinisante/anti-oxydante car elle produit essentiellement des bases.

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Par opposition, on parle de catabolisme quand le corps se dégrade, par exemple pour éliminer de vielles cellules. Cette dégradation s’accompagne d’une production de déchets qui est donc acidifiante/oxydante pour le corps.

Pour résumer, il y a donc création d’acides par le catabolisme et production de bases par l’anabolisme. Cependant, ces deux fonctions sont indissociables et nous ne pouvons pas les influencer par nos actions. Tout l’enjeu réside dans le maintien d’un bon équilibre entre ces deux processus que l’on appelle équilibre acido-basique en naturopathie.

Acide et base en chimie, une histoire de protons

Pour mieux comprendre comment nous pouvons agir sur cet équilibre, il nous faut définir la notion de base et d’acide. Tout d’abord, chaque molécule est constituée de trois éléments élémentaires : les protons, les électrons et les neutrons. On appelle acide une molécule qui donne son proton et basique une molécule qui le reçoit. Vous l’avez de suite compris, s’il y a trop de molécules qui donnent leurs protons par rapport à celles qui les reçoivent le corps est en déséquilibre.

Pour mesurer l’acidité d’un liquide, on utilise une mesure appelée pH. La neutralité se situe à 7 (comme l’eau par exemple). Entre 0 et 7, la solution est dite acide (par exemple, le vinaigre, le jus de citron, le cola, la salive…). Les solutions basiques ont un pH compris entre 7 et 14 (le savon, le bicarbonate de sodium, la soude…). Cette échelle va nous permettre de comprendre comment notre corps régule la quantité d’acides et de bases.

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Les systèmes de régulation entre acides et bases

Pour tendre vers l’équilibre acido-basique, notre corps possède des outils puissants appelés tampons. Leur fonctionnement est très complexe mais il n’est pas nécessaire d’en comprendre tous les détails pour maintenir en pratique un bon équilibre acido-basique. Je vais donc volontairement simplifier les mécanismes. Ainsi, un tampon est un système chimique qui permet de neutraliser un acide en l’associant à une base. De cette façon, les tampons aident à maintenir le pH proche de sa valeur normale et donc à préserver l’équilibre acido-basique.

Il existe deux types de tampons dans notre corps : les tampons extracellulaires et les tampons intracellulaires. Ceux qui jouent le rôle le plus important sont les tampons extracellulaires car ils agissent le plus rapidement. Ce sont principalement des bicarbonates chargés de neutraliser les acides qui se trouvent en dehors des cellules. Pour les neutraliser, chaque bicarbonate s’associe à un acide. Ensuite, cet élément neutre est transporté vers les systèmes d’élimination. Les tampons intracellulaires sont essentiellement des phosphates et des nitrates qui neutralisent les acides dans les cellules.

Comme nous l’avons vu, les tampons neutralisent les acides en les couplant à une base mais ils ne les éliminent pas du corps. Nous avons pour cela des systèmes dédiés.

Les systèmes d’élimination

Pour évacuer la production d’acides et de bases de notre organisme, notre corps possède des organes émonctoires : les reins, les poumons et plus faiblement la peau. Ils jouent un rôle primordial pour l’évacuation des acides et des bases, avec l’aide de deux autres organes : le foie et les intestins. Ces organes sont des piliers de l’équilibre acido-basique, en naturopathie on veille particulièrement à leur bon fonctionnement.

Les poumons

Les poumons éliminent 90% des acides du corps. En effet, le CO2 que nous produisons permet de créer des ions bicarbonates. Ce sont eux qui agissent dans les tampons extracellulaires que nous avons vu plus haut. Ainsi, respirer plus lentement et plus profondément permet de mieux éliminer les acides. Des exercices de relaxation sont d’une grande aide pour améliorer sa respiration.

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Les reins

Les reins éliminent les acides issus de la digestion des protéines animales. Ils ont une capacité très faible d’élimination des acides au quotidien. De plus, ils s’adaptent mal à l’absorption de protéines animales en grande quantité lors d’un gros repas et mettront plusieurs jours à les éliminer. Pour garantir le bon fonctionnement des reins, il est indispensable de maintenir une hydratation suffisante. Cependant, la seule boisson réellement hydratante et drainante est l’eau. Les tisanes et thés ont leurs intérêts mais ne doivent pas être consommés tout au long de la journée. Il faut se limiter à 3 grandes tasses par jour.

La peau

La peau recouvre notre corps, elle est donc un émonctoire intéressant de par sa surface, mais pas par son efficacité car elle évacue mal les acides. Il est tout de même très important de transpirer. Cela peut être provoqué par le sport, un bain, hammam ou sauna. Cependant, il faut veiller à bien se réhydrater car la sueur entraîne aussi une perte de minéraux.

Vous vous demandez comment les déchets produits par nos organes finissent dans nos cellules ? La transpiration est provoquée par une élévation de la température externe du corps. Cela engendre une stimulation des petits capillaires sanguins. Ces petits vaisseaux sanguins alimentent chacune de nos cellules, ravitaillent nos organes et remportent les déchets. Ainsi, une température plus élevée permet à plus de déchets d’être extraits de nos cellules. Au contraire, des capillaires sanguins en mauvais état aggravent l’acidification du corps en limitant l’élimination des déchets.

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En conclusion, pour garantir un bon équilibre acido-basique la naturopathie veille au bon fonctionnement des systèmes de régulation et d’élimination des acides. Cependant, ces systèmes peuvent être dépassés si l’organisme comprend une trop grande quantité d’acides. C’est notamment le cas lorsque l’alimentation est mal adaptée.

Savoir si l’on est en déséquilibre acido-basique, la naturopathie est là pour vous

On a vu que notre corps est en perpétuelle recherche d’équilibre grâce aux tampons intracellulaires et extracellulaires. Lorsque l’organisme fonctionne bien, l’équilibre acido-basique est maintenu naturellement et permet d’accepter quelques excès alimentaires.

C’est pour cela qu’une personne en bonne santé peut se permettre de manger une fondue, une raclette, faire un repas trop riche sans conséquence pour sa santé, ni son organisme. Cependant, si ces excès sont répétés et l’alimentation déséquilibrée, le corps ne parvient plus à gérer cette abondance d’acide.

une recette expresse mais toujours un équilibre alimentaire

Pour savoir si l’on est en déséquilibre acido-basique, la première chose à faire est d’interroger son alimentation. Si vous préférez systématiquement la côte de bœuf au gratin de légumes, les viandes en sauce aux salades composées, le plateau de fromage à la salade de fruits, si vous grignotez à longueur de journée, que votre dernier exercice physique date de plusieurs mois, que vous fumez régulièrement… il y a de fortes chances que vous soyez en déséquilibre acido-basique. Il existe aussi des tests urinaires peu onéreux vendus en pharmacie. Ils peuvent être une première indication mais ne peuvent servir de preuve catégorique.

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Un petit détour par l’indice PRAL

Nous avons vu plus haut que le pH permet de mesurer l’acidité d’un liquide. Par exemple, le jus de citron est acide (son pH est proche de 2,5). Cependant, cela ne nous renseigne pas sur la capacité du jus de citron à produire des acides ou des bases à l’intérieur de notre corps une fois qu’il est digéré. Or, c’est bien cette notion qui nous intéresse. Notre palais est bien suffisant pour nous dire si un aliment est acide ou non.

Afin de mesurer la capacité d’un aliment à créer des acides dans notre corps, il existe une mesure appelée indice PRAL (Potential Renal Acid Load ou Charge Rénale Acide Potentielle en français). Un indice PRAL positif indique que l’aliment est acidifiant pour l’organisme. Au contraire, un aliment avec un indice PRAL négatif va créer des bases dans le corps. Il est dit alcalinisant, basifiant, ou anti-oxydant. Par exemple, le citron a un indice PRAL de -2,31, il est donc alcalinisant malgré son goût acide.

Pour vous éviter la lecture du tableau des indices PRAL, voici les éléments essentiels à retenir :

  • les aliments acidifiants sont les viandes, poissons, crustacés, œufs, fromages, produits laitiers, huiles raffinées, produits industriels, sucres, certaines céréales surtout raffinées
  • les aliments alcalinisants sont les fruits, légumes, épices, herbes, graines germées, algues, certains féculents comme les haricots secs, pommes de terre, châtaignes

Cependant comme toute mesure, ce classement a son utilité et ses limites. En effet, il considère l’aliment isolé et non pas le repas dans sa globalité. Or, des associations d’aliments peuvent modifier leur caractère acidifiant. Par exemple, associer un poisson ou une viande (acidifiants) avec des agrumes (alcalinisants) permet de limiter l’effet acidifiant. On retrouve nombre de ses associations dans la cuisine traditionnelle : canard à l’orange, poulet au citron ou au curry…

Adopter une alimentation anti-inflammatoire pour rétablir son équilibre acido-basique

Les aliments acidifiants augmentent les inflammations dans l’organisme : porosité intestinale, problèmes articulaires… L’alimentation anti-inflammatoire fournit un cadre simple pour diminuer sa consommation d’aliments acidifiants tout en privilégiant les anti-oxydants. Ainsi, on limite les protéines animales à quelques portions par semaine, on préfère les céréales complètes aux céréales raffinées et on diminue sa consommation de lactose et de sucre.

Au contraire, l’alimentation anti-inflammatoire fait la part belle aux fruits et légumes, aux protéines végétales comme les légumineuses, aux épices (incluant les herbes aromatiques et les aromates comme l’ail, l’oignon, le gingembre, le curcuma…). Pour plus de détails, je vous invite à lire mon article dédié à l’alimentation anti-inflammatoire.

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